Trucs et astuces

Dermite estivale

Étiologie

La dermite estivale récidivante des équidés (DERE) (chevaux, poneys, ânes) est provoquée par les piqûres d'insectes sur des sujets sensibles.
Elle est donc étroitement liée à un facteur saison.
Les démangeaisons engendrées incitent le cheval à se gratter. Les écorchures s'infectent alors.
Les sujets sensibles ayant déjà des antécédents allergiques (alimentaires, cutanés…) sont plus prédisposés. La sensibilité aux allergènes est une composante génétique héréditaire et certaines races semblent plus touchées (pur sang, arabe, frison, islandais, trait breton). Certains sujets sont plus sensibles que d'autres et peuvent présenter
des symptômes toute l'année.
De plus, certains facteurs favorisent l'apparition de l'affection, tels les animaux recevant des régimes hauts en protéines, le manque d'exercice, la finesse de la peau …

Agent causal

Des piqûres d'insectes hématophages, de moustiques, moucherons du genre Culicoïdes principalement (espèces nebulosis, brevitarsis…) ou mouches, taons, simulies (Simulium equidium) sont à l'origine de cette affection. Il s'agit d'une allergie à la salive des vecteurs incriminés. Les Culicoïdes vivent peu de temps (environ 3 semaines). On constate donc un pic d'apparition entre avril et octobre, lié aux conditions climatiques.

Notre avis

Outre les préventions habituelles pour soustraire au maximum les chevaux aux insectes,
Nous préférons les options alternatives comme certains remèdes de grand-mère.... qui au final s'avèrent souvent plus naturels et bien moins onéreux n'en déplaise aux laboratoires pharmaceutiques.

Nous utilisons le mélange suivant :

  • 1 cuillère à café d'huile essentielle de citronnelle
  • 1 cuillère à café d'huile essentielle de lavande
  • 1 cuillère à café d'huile essentielle d'eucalyptus
  • 5 grammes de souffre en poudre
  • 250 ml d'huile d'amendes douces

Bien agiter avant emploi, appliquer à la main sur les zones touchées.
Attention il s'agit d'un produit huileux, ne pas en mettre trop et ne pas exposer les chevaux en plein soleil avec ce mélange.

Bien entendu, comme tout remède de grand-mère cela a ses limites et nous déclinons toute responsabilité de quelque nature que ce soit, nous pouvons juste vous dire que nous utilisons ce mélange avec succès sur nos chevaux.

Produits anti-insectes

Selon la source Psychomedia (http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&file=article&sid=7068), le répulsif le plus utilisé à travers le monde dans les produits contre les piqûres d'insectes, le "DEET", présente, in vitro, une toxicité pour le système nerveux des mammifères, selon une étude publiée dans la revue BioMed Central Biology.
Une équipe internationale menée par les Français Vincent Corbel (Institut de recherche pour le développement, Montpellier) et Bruno Lapied (Université d'Angers) montre que le diéthyltoluamide (DEET) inhibe une enzyme clé dans l'échange d'information entre les cellules nerveuses.

Le DEET agit en modifiant les perceptions olfactives du moustique afin de l'empêcher de piquer.

"En effectuant des tests, nous avons constaté que des moustiques mouraient, ce que l'on observe avec un insecticide mais normalement pas avec un répulsif, explique Bruno Lapied. Sachant que la structure chimique du DEET est proche de celles de certains pesticides organophosphorés ou carbamates, nous avons cherché à montrer si, comme eux, il inhibait l'activité de l'acétylcholinestérase."

Lors de tests in vitro, le répulsif ralentissait l'activité de l'enzyme tant chez l'insecte que sur des cellules nerveuses de souris. "Le mode d'action du DEET est très comparable à celui des pesticides organophosphorés ou des carbamates, même si nous ignorons encore s'il s'attaque au même site sur l'acétylcholinestérase", indique Bruno Lapied. L'effet du DEET, qui ne durerait que quelques secondes à quelques minutes, est toutefois beaucoup plus bref que celui des insecticides, précise M. Vincent Corbel.

Cette étude ne démontre pas que le DEET présente une toxicité nerveuse chez l'humain, mais elle soulève cette hypothèse. Davantage de recherches doivent être menées.

"Nous ne disons pas que l'usage normal du DEET va tuer les gens, mais qu'à certaines concentrations et en combinaisons avec d'autres substances, il peut être dangereux, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants", indique M. Corbel.

Ces résultats attirent l'attention sur la classification en vigueur dans l'Union européenne. Classé dans la catégorie des répulsifs et non dans celle des insecticides, le DEET relève de la réglementation des cosmétiques et non de celle, plus stricte, des pesticides. Le statut du DEET devrait changer, considèrent les chercheurs.

Notre avis

Outre les préventions habituelles pour soustraire au maximum les chevaux aux insectes,
Nous préférons les options alternatives comme certains remèdes de grand-mère.... qui au final s'avèrent souvent plus naturels et bien moins onéreux n'en déplaise aux laboratoires pharmaceutiques.

Nous utilisons le mélange suivant :

  • 1 litre d'eau
  • 1 litre de dettol médical ( à vous procurer en pharmacie)
  • 1 litre de vinaigre de cidre
  • 3 cuillères à café d'huile essentielle de citronnelle

= +- 5,50 € le litre

A mettre dans un aérosol et pulvériser ( remuer mais pas trop agiter(le dettol mousse beaucoup ) avant emploi) .... comme n'importe quel produit du commerce.

Inconvénient mineur, l'odeur du dettol.
Avantage de dettol désinfecte.

Bien entendu, comme tout remède de grand-mère cela a ses limites et nous déclinons toute responsabilité de quelque nature que ce soit, nous pouvons juste vous dire que nous utilisons ce mélange avec succès sur nos chevaux.

Myopathie atypique

Risque :

Les conditions à risque de myopathie atypique sont l'accès à la pâture à l'automne et au printemps et ce particulièrement lorsque les conditions climatiques sont défavorables.

De plus les risques sont augmentés lorsque :

  • les chevaux en pâture ne sont pas complémentés avec des concentrés
  • les chevaux reçoivent du foin déposé à même le sol dans un environnement humide et/ ou lorsque ce foin est de mauvaise qualité (par exemple avec des traces de moisissures)
  • il y a épandage des fèces sur les prés
  • les chevaux sont en pâture en permanence toute l'année.


Prévention :

  • Rentrer les chevaux à l'écurie lorsque des séries cliniques de myopathie atypique se déclarent
  • Réaliser le dosage des enzymes musculaires (i.e. créatine kinase) dans les effectifs à risque et à la moindre suspicion
  • Rentrer les chevaux à l'écurie lorsque les conditions climatiques sont défavorables (pluie, vents violents, premiers jours de gel …) à l'automne, en hiver et au printemps
  • Nourrir avec des concentrés à l'automne et au printemps ou augmenter la ration s'ils en recevaient déjà
  • Abreuver avec de l'eau de distribution
  • Mettre une pierre à lécher en permanence à disposition
  • Préférer le retrait manuel des fèces à l'épandage mécanique ou laisser les crottins en place

Notre avis

Le texte que vous trouvez sur la gauche est un extrait d'un article publié sur http://www.cheval-savoir.com et dont les propos ont étés recueillis par Lætitia Bataille.

Vous trouverez d'autres informations utiles sur le site www.respe.net ou http://www.respe.net/node/1376
( RESPE = Réseau d'Epidémiosurveillance en Pathologie Equine )