Nos lignées de prédilection

Si le cheval arabe est doux, aimable et gentil de nature, il n'en possède pas moins un caractère " de feu " et 'une étonnante intelligence.
En dépit de cette énergie et de ce tempérament fougueux, il est aisé de s'en occuper ou de lui apprendre quelque chose.

Posséder un pur-sang arabe est un réel bonheur. Son intelligence et son indépendance permettent de véritables échanges, sa finesse de comportement et son caractère joueur évitent les rapports de force, son endurance, ses aptitudes physiques et son pied sûr satisfont les cavaliers, sa beauté et sa fierté ravissent l'œil de son propriétaire mais aussi de tout son entourage.

Avec les années d'expériences, nous nous sommes forgés des préférences quant aux lignées et variétés de chevaux arabes.

  • Crabbet
  • Shagya
  • Russo - Polonais

Crabbet

Crabbet


Les noms des chevaux arabes fondateurs « Crabbet » que sont Azrek, Mesaoud et Skowronek se retrouvent souvent dans les généalogies.

L'histoire Crabbet se décline naturellement en trois grandes périodes.


1. L'élevage Blunt va de 1878 à 1919. A cette époque Crabbet Park était devenu LE centre d'élevage des chevaux pur-sang égyptiens en Europe.

2. Lady Wentworth en prend la direction en 1920 et ce jusqu'à sa mort en 1957.
Cette dernière avait acheté un étalon « pur-sang polonais » et avec lui elle changea le programme d'élevage, jusque-là très fidèle aux lignées chères à sa mère Lady Blunt. Cet l'étalon se nomme « Skowronek » ; c'est lui qui fit changer la politique d'élevage des pur-sang égyptien à Crabbet Park.
Lady Wentworth elle-même, qui parle d'un « outcross » des chevaux Crabbet avec Skowronek.
Il existe beaucoup d'informations sur Skowronek. Pour ceux qui pensent qu'il était pur-sang, il n'y a pas d'argumentation. Les chercheurs ont prouvé le contraire, mais il est enregistré à la WAHO comme pur-sang arabe.

3. A la mort de Lady Wentworth, c'est Madame Cecil Covey hérite.

Le Stud-book Crabbet continue jusqu'en 1971, mais la réduction du cheptel est inéluctable suite aux droits de succession (80%).
Ceci met un terme à la sélection drastique l'élevage Crabbet commencée dans les premières années et accentué pendant la phase de Wentworth.

Bien avant 1971 le nom "Crabbet" a des répercussions plus importantes que n'importe quel autre programme d'élevage individuel ; La période exubérante et expansionniste Blunt ont posé les bases de tout ce qui était Crabbet au n iveau mondial.
Les importations Blunt ont été choisies au cours de près de 20 ans à partir de centaines de chevaux. Les critères de sélection étaient l'authenticité de l'origine et la qualité individuelle.
Les lignées des chevaux arabes « Crabbet » montrent toujours des modèles grands et puissants.
C'était le but de l'élevage de Lady Wentworth et peu importe sa méthode, elle a réussi à produire des chevaux pur-sang arabes d'une taille d'environ 160 cm au garrot et très sportifs.

Malheureusement l'histoire de cet élevage familial, unique dans le monde des éleveurs du PSAr en Europe, finit par le dénouement total, mais ses lignées restent parmi des milliers de chevaux PSAr dans le monde entier.

Voici un lien pour en savoir un peu plus sur le crabbet : http://en.wikipedia.org/wiki/Crabbet_Arabian_Stud

Shagya

Shagya


En 1789 l'Empereur austro-hongrois Joseph II décide par décret d'équiper sa cavalerie de guerre de chevaux rapides, puissants et endurants aptes à servir aussi bien de montures que de chevaux d'attelage.

Le Haras Impérial de Babolna est choisi comme berceau de la race.
Il se situe à l'ouest de Budapest.

Des juments autochtones à forte pourcentage de sang arabe car issues des invasions turques des XVI et XVIIème siècles, avec des étalons arabes capturés lors des défaites napoléoniennes.

Après quelques « injections » de sang Lippizan ou Pur-Sang Anglais pour étoffer le cadre et les allures, dès 1816 les étalons sont exclusivement arabes purs et choisis lors de missions d'importation au Moyen Orient, en Syrie et en Egypte.

Le magnifique étalon syrien SHAGYA, gris truité, arrivé en 1836 à Babolna qui donne définitivement son nom à la race. Le développement se poursuit ensuite dans différents pays de l'est avec une remarquable traçabilité jusqu'à 20 générations.

Depuis 1979, la race SHAGYA est reconnue en 1979 avec la création de l'Association Internationale de l'arabe Shagya.

Attention n'est pas Shagya qui veut

Un shagya ne doit avoir dans ses ancêtres que des pur-sang arabes et des shagya.
De fait un individu ne peut avoir dans ses origines que neuf lignées de pur-sang arabes sur seize en remontant la quatrième génération.
A l'instar su Par-Arabe en regard du PSAr, les poulains n'ayant pas le nombre de lignées suffisante (7 jusqu'à la 4ème génération) sont ajoutés au livre annexe du stud-book et considérés comme shagya de « complément ».

Voici un lien pour en savoir un peu plus sur le shagya : http://www.babolnamenes.hu/eng/index.html

Russo - Polonais

Russo - Polonais


Dans les années 1900 et juste après la Première Guerre mondiale ont vu beaucoup de changement dans les élevages, et après la révolution en Russie, la Pologne fut obligée de réimporter des chevaux d'un peu partout dans le monde.

La Société Polonaise des Chevaux Arabes, créée en 1927 est aussi responsable du premier « Stud-Book » de chevaux pur sang arabes en Pologne.

Avant la Seconde Guerre mondiale, les étalons « Kuhailan Afas » et « Kuhailan Haifi » ont bien marqué l'élevage et les noms de leur descendants « Abu Afas » ou « Ofir » sont très précieux.

C'est aussi l'époque où les Américains découvrirent les chevaux pur sang polonais. Les premières exportations en outre-atlantique portaient des noms comme « Sulejman, Kasztelanka et Azja IV. »

Encore une fois c'est une guerre qui change tout pour l'élevage polonais. Les Russes envahirent la Pologne, beaucoup de chevaux se sont retrouvés à Tersk (Russie) et le haras Janow Podlaski est tombé en ruines. Pour reprendre l'élevage, c'est en 1946 que 30 juments, quelques poulains et étalons (avec des noms comme « Amurath Sahib, Wielki Szlem et Witraz ») furent utilisés.

Le contact plus ou moins voulu avec la Russie après la guerre a permis aussi d'assainir l'élevage des PSAr polonais.

L'étalon « Aswan », un cadeau de l'Egypte au gouvernement russe, avait une grande influence pour l'élevage polonais, qui utilisait 4 de ses fils dans les haras polonais.

Polonais

La Pologne quant à elle a recherché un arabe plus typé que le modèle français.
La sélection dans ce pays est particulièrement bien organisée et rigoureuse.
Le résultat est souvent excellent car les éleveurs sont parvenus à conserver les qualités sportives des souches françaises, tout en améliorant nettement le modèle.

Russe

De nombreuses origines polonaises et quelques origines anglaises se retrouvent en Russie, mais elle a aussi acheté en France dans les années 30.

Les arabes russes sont très typés "courses".