Equipements

Taille et choix d'une selle


Le choix d'une selle est très important car il conditionne votre pratique de l'équitation.
Si votre selle ne vous convient pas vous ne serez pas à l'aise, si votre selle ne convient pas à votre cheval il sera gêné.
Et de facto .....vos performances en patiront !

Lors de votre achat vous devrez donc tenir compte de différents éléments :

  • Votre budget qui déterminera la qualité de la selle et sa durée de vie en fonction de l'intensité de l'usage que vous en ferez. (sachant qu'il faudra aussi acheter l'équipement de la selle : tapis, sangle, étrivières, étriers...)
  • Le type d'équitation pratiqué qui vous guidera sur le choix du modèle : large et confortable pour l'extérieur, technique pour la compétition ; bien que cela puisse être la même selle, c'est le cas en Endurance notamment pour la selle Compiègne de Gaston Mercier, Matériel que nous utilisons.
  • Votre morphologie, qui déterminera la taille de la selle.
  • Vos préférences esthétiques et de confort.

Il existe deux unités de mesure : en cm et en pouces. C'est la mesure en pouces qui est usuellement employée.
La prise de mesure pouvant se faire de deux façons, la correspondance des tailles n'est pas toujours parfaite.
Seul l'essai vous assurera de la conformité de la taille ainsi que le confort de la selle.

Dans tous les cas, n'hésitez pas à suivre les conseils de votre sellier qui aura à coeur de bien vous satisfaire et vous fera essayer la selle.

compiègne

Taille et choix d'une couverture


Trois utilisations différentes :

1. Couvertures de jour : s'utilisent en mi-saison, sous une couverture par grand froid ou l'hiver de jour.
2. Couvertures d'écurie : s'utilisent en box, pas forcément imperméables. Il est fréquent qu'elles soient respirantes afin que le cheval ne transpire pas. Elles sont en principe matelassées sur toute la hauteur.
3. Couvertures de paddock ou d'extérieur : par définition imperméables, elles ne sont matelassées que sur les 2/3 de la hauteur, le bas est doublé nylon.

De la couverture :

Le tissu extérieur :
En nylon, polypropylène ou polyester de 210 à 1800 deniers. Le tissu extérieur détermine la solidité (plus ou moins épais), et l'usage (imperméable ou pas ?
respirant ou pas ?); sa qualité aide aussi à la protection contre le froid.

L'imperméabilité et la respirabilité :
Les deux dépendent, à la base, des matériaux utilisés. Le nylon, le polyester et le polypropylène sont naturellement légèrement respirants. Le polyester a une certaine imperméabilité naturelle. Ce sont les traitements appliqués aux tissus qui développent l'imperméabilité ou la respirabilité ou les deux.
Les couvertures d'écurie simples en canvas ou en nylon ont une certaine respirabilité naturelle mais ne sont pas imperméables.
Le polypropylène est naturellement respirant mais pas imperméable. L'enduction spéciale des couvertures renforce l'imperméabilité et la respirabilité du tissu polyester rip-stop 600 ou 1800 deniers utilisé.

La matelassure :
En principe, les couvertures sont matelassées de fibres de polyester d'un poids variant entre 200 g et 400 g au m2. La matelassure ne conditionne qu'en partie la protection contre le froid : la coupe de la couverture et surtout la qualité du tissu extérieur jouent un grand rôle.

La doublure :
L'idéal c'est le T/C (polycoton, en principe, 75 % polyester, 25 % coton). Un bon polycoton se lave plus facilement, s'use moins vite et coûte le même prix qu'un bon coton pré-rétréci mais... retient moins l'humidité de la transpiration. Il est donc nettement préférable au coton.

L'adversité :
Le tissu le plus indéchirable se coupe avec une facilité déconcertante : aspérités tranchantes, clous, vis qui dépassent et dents des chevaux nuisent fortement à la longévité de la couverture. Le lavage à trop hautes températures annule ou réduit les qualités d'imperméabilité et de respirabilité des couvertures haut de gamme, rétrécit et fait sauter les coutures des bas de gamme. Certains chevaux se complaisent à déchiqueter leurs couvertures de différentes manières : aucun remède vraiment efficace n'est connu à ce jour contre la turbulence.

Toutes les couvertures ne vont pas à tous les chevaux. L'évolution des formes des couvertures plus ou moins montantes sur l'encolure selon le modèle rend peu significative la dimension du dos de votre monture dans le choix de votre couverture. Pour ne pas vous tromper lors de votre achat vous devez connaître la mesure de la longueur totale de votre cheval, du poitrail à l'arrière du postérieur. Cette mesure ne varie pas en fonction du modèle de couverture.

Mesurez du milieu du poitrail à l'arrière du postérieur vous trouverez une dimension en centimètres qui est la taille qui convient à votre poney ou cheval.

couverture

Couvrir ou pas ?


Les humains n'apprécient pas toujours l'hiver. Aussi, la majorité d'entre nous aimons le confort de notre foyer, nos pyjamas chauds et nos grosses couvertures.
Hors en matière de relation Homme/équidé, c'est malheureusement là qu'intervient le sempiternel « anthropomorphisme ».
Celui ou celle qui adore son cheval le traiter comme il aimerait être traité.
Dès les premiers frimas de l'automne, il est de bon ton de dénicher une bonne grosse couverture chaude pour son cheval.

Bannissons toute forme d'anthropomorphisme … sauf peut-être dans certains cas d'apprentissage… (Le cheval utilise certaines méthodes d'apprentissages similaires aux enfants).

Et si vous attendiez un peu avant de bourse délier !

Quelques faits sont à prendre en compte avant l'achat d'une couverture.

  • A quoi ressemble une fourrure hivernale ?
  • Comment s'acclimate le cheval ?
  • Quels sont les effets d'une couverture sur sa fourrure de nounours ?

Le cheval en parfaite santé s'acclimate de manière naturelle et ce rapidement aux changements de température ainsi qu'aux différentes saisons.
Depuis des millions d'années les chevaux réagissent biologiquement aux changements climatiques.
Ils se sont adaptés à ces conditions en mettant au point un système de régularisation thermique que jamais l'homme ne pourra reproduire.

Quid de ce système ?

La quantité de lumière naturelle agit sur le système biologique du cheval et provoque des transformations physiques.
Dès l'automne, le cheval mange plus de foin, ce qui lui permet d'accumuler du gras. Sa fourrure devient alors beaucoup plus dense. Celle-ci est constituée de poils longs et de poils courts.

  • Les courts sont doux et épais à l'instar d'un phoque. Ces poils restent secs et servent d'isolant.
  • Les longs sont des poils de surface ; ils ont pour fonction de se débarrasser du surplus d'humidité et d'empêcher l'eau de couler directement sur la peau.

Le cheval est muni de muscles de surface qui agissent pour faire soulever ces poils et laisser plus ou moins passer l'air, en fonction du climat.
Lorsqu'il fait froid, le système de régularisation thermique du cheval fait en sorte que les poils se soulèvent créant ainsi une sorte de couche isolante. Lorsque le cheval à chaud, les poils se séparent pour ainsi laisser passer l'air et ils permettent ainsi à ce dernier de se refroidir.

Outre les poils, le système de régularisation de température du cheval a aussi un impact sur le flux sanguin.
Lorsqu'il fait froid, il y a une diminution du flux sanguin à la surface de la peau du cheval, ; cela permet de garder la chaleur nécessaire pour les fonctions des organes vitaux internes afin d'éviter la déperdition de chaleur corporelle.
Lorsqu'il fait plus chaud, il y a plus de circulation sanguine à la surface, permettant ainsi au cheval de se refroidir plus rapidement.

Le cheval possède des glandes sudoripares qui lui permettent de se refroidir par évaporation, tous les cavaliers connaissent la chaleur corporelle du cheval qui monte de la selle.

Ces changements corporels sont nécessaires. Tout comme l'homme, le cheval doit maintenir une température moyenne pour survivre et être en bonne santé. Pour bien fonctionner, le système thermique du cheval a besoin de stimuli naturels. Ces stimuli varient en fonction des saisons et de l'intensité de celles-ci.

Un bon fonctionnement du système de régulation thermique dépendra de la forme physique et de l'environnement dans lequel est placé l'équidé. Les couvertures ou encore le manque de mouvement (par exemple les chevaux en stalles) diminuent ou augmentent la température interne. Cela implique que le mécanisme de défense (système immunitaire) du cheval fonctionne à un rythme anormal augmentant de facto les probabilités d'attraper des maladies et/ou des infections.
Un cheval recouvert d'une couverture a réellement plus de difficulté à régulariser sa température corporelle. De par la couverture, les muscles rattachés aux poils ne sont pas en mesure de s'ajuster (voir ci-dessus) et ils s'atrophient peu à peu devenant de moins en moins efficace.

Les chevaux qui travaillent ont besoin d'une couverture ?

A vrai dire : « Pas tout à fait vrai », mais comme toujours en équitation rien n'est simple.

Au lu de ce qui précède, il est clair que le cheval "couvert" a des soucis de régularisation de sa température interne. Les muscles atrophiés ne travaillent pas convenablement. Sa température corporelle peut donc devenir dangereusement élevée s'il ne peut pas se refroidir rapidement.
Un cheval recouvert n'a pas la chance de développer une fourrure hivernale. Ce qui implique que le cheval peut avoir froid lorsqu'on lui enlève la couverture pour le monter. Il sera donc plus sujet aux grippes, maladies, infections etc.

Mais il est évident que les couvertures ont leurs utilités. Elles gardent le cheval propre, facilitant la tâche en limitant les temps de pansages ainsi que les douches. Elles empêchent le cheval de produire une fourrure hivernale, il est donc plus beau pour les compétitions et surtout préparé beaucoup plus rapidement, ce qui arrange nombre de soigneurs, groom et/ou de cavaliers/propriétaires.

Néanmoins, les couvertures ne gardent pas nécessairement votre cheval en santé. Si vous voulez garder votre cheval propre pour une compétition quelconque. Il n'y a pas de mal à le recouvrir pour une journée de temps à autre. Cela n'aura pas un impact négatif sur la santé de votre cheval s'il est gardé dans des conditions propice à sa santé le reste du temps.

Les chevaux se soucient plus de la chaleur que du froid !
Ils adorent l'hiver : aucun moustique, ni taon, ni mouches plates.

Ils adorent se rouler dans la neige. Et aussi curieux que cela puisse être, ils aiment dormir sur ce matelas poudreux. Demandez donc aux spécialistes du froid et des chevaux que sont les canadiens. Tous vous diront que les chevaux n'ont pas froid car leur manteau de fourrure est taillé sur mesure.

En leur garantissant un environnement propice, un abri ainsi qu'une possibilité de mobilité permanente avec du foin de qualité à volonté (protéger le foin dans un râtelier de prairie s'avère judicieux) pendant les mois les plus froids, le cheval sera bien au chaud et heureux d'être dehors, même 24 heures sur 24.

Toutefois, il n'est pas conseillé rentrer les chevaux la nuit.
Par analogie, il peut être judicieux de les rentrer l'été la journée pour éviter les trop grandes chaleurs et le ressortir « à la fraîche » la nuit.

Au box, être sans mouvement pendant une aussi longue durée a des effets néfastes sur tout son système. Le cheval est fait pour bouger continuellement. Plus le cheval bouge, en meilleure forme il sera. De plus, en étant à l'intérieur pendant une période aussi longue, il ne sera pas en mesure de produire une belle fourrure fournie. Les muscles agissant sur les poils ne seront pas aussi efficaces.

Quid de la monte hivernale des chevaux gardés dehors 365 jours par année, 24 heures sur 24 ?

Cela ne pose vraiment aucun soucis, c'est notre expérience qui parle. nous galopons dans la neige (notamment en février chez Gaston Mercier à Saint Léons).
Si les chevaux sont à l'extérieur dans leur environnement naturel, Ils s'adapteront bien au froid.
Il convient évidemment de faire normaliser la température en revenant au pas lors des derniers kilomètres. Après avoir été monté, le cheval qui a eu un peu chaud risque même de se rouler dans la neige. Ses poils gonfleront. Ses muscles vont travailler pour permettre le séchage rapide de la toison.
Qui plus est, s'il fait froid, le cheval sera en mesure de travailler pendant un bon moment avant d'avoir trop chaud.
Vous éviterez de brosser votre ami à quatre jambes lorsque les poils de surface sont humides.
Il ne faut en aucun cas écraser les poils sinon cela mouillera sa peau. Votre monture sera dès lors en mesure de sécher beaucoup plus rapidement.
Il sera moins sujet à des grippes ou autres troubles pulmonaires s'il est gardé à l'extérieur, dans un environnement convenable que gardé à l'intérieur d'une écurie.

Savez-vous que le cheval joue beaucoup l'hiver. Souvent, il finit par avoir trop chaud ! Oui même à de très basses températures.

! Impératif ! durant les périodes de froid :

Le froid dessèche ; il n'est pas rare que le cheval boive plus l'hiver que l'été. Et contrairement à une idée reçue la neige n'est pas un breuvage suffisant.
Bien évidemment, le cheval à besoin d'espace vital conséquent. Il conviendra de « forcer » le cheval à se déplacer en plaçant, par exemple, le foin aux quatre coins de son territoire. Alors, vous permettrez au cheval de maintenir sa température corporelle plus stable et de se garder en forme.

Tendance, effet de mode ou réel prise de conscience de la vraie nature du cheval ?
De plus en plus de gens gardent leurs chevaux d'Endurance, voire de CSO et de dressage, dehors et en constatent les bienfaits.

Ci-dessous Gastopn MERCIER chez lui à St Léons dans la neige

Gaston Mercier